Mesures prises par le Gouvernement ouzbek aux fins de la mise en concrète du Programme de développement durable à l’horizon 2030

 

Le Gouvernement de la République d’Ouzbékistan continue activement d’opérer de vastes réformes dans tous les domaines de la vie en société en vue d’améliorer encore le bien-être de la population et de réaliser les objectifs de développement durable.

À cet égard, l’Ouzbékistan est entré en 2017 dans une nouvelle phase de son développement, qui consiste à mettre l’accent sur le règlement des problèmes recensés dans la stratégie nationale de développement 2017-2021, toutes les forces et les ressources disponibles au Gouvernement et dans la société ayant été mobilisées pour ce faire.

L’une des principales initiatives lancées à cette fin a consisté à appliquer les mesures définies dans le programme d’État mis en place dans le cadre de l’Année du dialogue avec le peuple et des intérêts humains. Comme le Président ouzbek, Shavkat Mirziyoyev, l’a clairement indiqué dans le message qu’il a adressé en décembre 2017 aux deux chambres du Parlement, l’action des pouvoirs publics est désormais guidée par le principe selon lequel les institutions doivent servir les intérêts du peuple et non l’inverse.

Ainsi, on a notamment mis en place un dispositif permettant de dialoguer directement avec la population et de régler efficacement les problèmes qu’elle rencontre. Les centres d’accueil du public et le centre d’accueil virtuel du Président, qui sont au cœur de ce dispositif, constituent une institution démocratique unique en son genre destinée à traiter les demandes émanant des citoyens. L’objectif principal des réformes opérées est de placer les intérêts humains au premier plan.

Sur le plan économique, les premières mesures ont été prises en vue de mettre en œuvre des réformes permettant de répondre aux besoins actuels. On a adopté puis exécuté des lois, des décrets, des règlements, et des programmes complets qui visent à réorganiser l’économie nationale sur de nouvelles bases, en poursuivant la libéralisation, en améliorant le cadre juridique, en la modernisant et en diversifiant la production. Sur une courte période, 161 sites industriels majeurs ont été mis en service dans le pays.

En 2017, grâce à ces mesures, la croissance économique s’est maintenue à 5,5 % et les exportations ont augmenté de 15 %. La balance commerciale a quant à elle été excédentaire de 854 millions de dollars des États-Unis.

Le sum, la monnaie nationale ouzbèke, est désormais convertible dans les autres monnaies. Cette libéralisation du marché des devises a multiplié par 1,5 le nombre de transactions réalisées à la vente et à l’achat. En parallèle, le montant des réserves de change a atteint 1,1 milliard de dollars des États-Unis.

Durant l’année écoulée, 12 zones franches et 45 zones industrielles ont été créées dans le pays, ce qui permet d’accélérer la croissance dans les régions. Des travaux en cours devraient aboutir prochainement à la création de 50 zones industrielles supplémentaires.

La création d’emploi, un domaine d’une importance cruciale en Ouzbékistan, reçoit une attention prioritaire. En 2017, 336 000 emplois ont été créés grâce àla naissance de nouvelles entreprises industrielles, au développement des petites sociétés et de l’entrepreneuriat privé et à l’expansion du secteur des services.

Les réformes sociales, un autre volet hautement prioritaire de la politique gouvernementale, sont réalisées dans le cadre de programmes ad hoc. Sur la base de projets mis à jour, le Gouvernement a entrepris la construction d’habitations d’un coût accessible grâce à des prêts hypothécaires à taux bonifiés. On a construit, dans les villes et les localités rurales, des bâtiments standardisés de plusieurs étages représentant une surface habitable totale de plus de 3,5 millions de mètres carrés. Ce chiffre, en forte croissance par rapport aux années précédentes, est 20 fois supérieur à celui de 2007, 3,5 fois supérieur à celui de 2010, année du lancement du programme de construction de ces logements standardisés, etdeux fois supérieur à celui de 2014.

Des mesures concrètes ont été prises pour améliorer la situation environnementale dans la région de la mer d’Aral. Le Ministère des finances a créé un fonds destiné au développement de cette région, qui a été alimenté par plus de 200 milliards de sum, soit quelque 25 millions de dollars des États-Unis. Cet argent a servi à améliorer l’approvisionnement en eau et les conditions de vie des populations vivant dans la République du Karakalpakistan et dans la région de Khorezm.

Durant l’année écoulée, les autorités se sont efforcées, en particulier, de construire de nouveaux établissements scolaires et de remettre en état les établissements en activité. Douze établissements d’enseignement général ont été construits, 320 ont été remis à neuf et 152 ont fait l’objet d’importants travaux de réfection. En outre, 107 écoles maternelles ont été construites ou rénovées et 195 autres ont subi de lourds travaux de réfection.

Au cours des trois ou quatre années à venir, il est prévu de construire dans tout le pays des milliers de crèches qui seront entièrement équipées et offriront des prestations de meilleure qualité en termes d’éducation. En outre, compte tenu de la place importante qu’elle occupe dans le pays, l’éducation infantile a été placée sous la tutelle d’un Ministère de l’éducation préscolaire.

Le système éducatif s’est enrichi d’établissements spécialisés destinés à l’approfondissement des connaissances en sciences exactes, dont le fonctionnement repose sur des démarches privilégiant l’innovation et la créativité. D’importants efforts ont également été déployés pour améliorer plus avant le système d’enseignement supérieur, entre autres par l’adoption d’un programme de développement intégré pour la période 2017-2021.

Du fait de la réorganisation des instituts et annexes dépendant des établissements d’enseignement supérieur, le pays compte à présent 81 établissements de cette catégorie, 15 annexes régionales et sept annexes d’universités étrangères.

Des mesures ont été prises pour améliorer le système sur lequel repose l’Académie des sciences, ainsi que ses infrastructures, et l’activité d’un certain nombre de ses centres et instituts de recherche a été rétablie. Après plusieurs années d’interruption, l’Académie a procédé à la tenue d’élections. L’ensemble des travaux menés dans ce domaine vise avant tout à conférer à l’Ouzbékistan une stature de concurrent sur la scène internationale pour ce qui concerne les réalisations scientifiques, le potentiel intellectuel, les ressources humaines et les technologies de pointe.

Dans le cadre de l’action menée pour étendre les réformes et réaliser les objectifs de développement durable, l’Ouzbékistan a déclaré 2018 Année du soutien actif à l’entreprenariat, à l’innovation et à la technologie.

Il a été décidé, à titre prioritaire, d’appuyer les entrepreneurs dans toute la mesure possible, notamment en facilitant l’importation de hautes technologies et des dernières réalisations scientifiques, l’objectif étant de les intégrer dans les processus de production. En outre, on prévoit de s’employer en priorité à offrir de vastes possibilités de perfectionnement professionnel et de formation au sein de grandes sociétés et organisations étrangères et de mettre en place avec ces dernières une coopération mutuellement avantageuse.

L’Ouzbékistan s’est engagé sur la voie d’un développement reposant sur l’innovation et visant à l’amélioration radicale de tous les aspects de l’administration publique et de la société, d’où la création, en 2017, du Ministère du développement fondé sur l’innovation, qui a été chargé de traiter de problèmes spécifiques. Ce ministère est appelé à servir de force motrice en ce qui concerne la mise en œuvre de projets majeurs, non seulement dans le domaine économique mais aussi dans toutes les sphères de la société ouzbèke. Il aura pour principale mission de développer les secteurs de la recherche scientifique et de l’innovation, de mobiliser à cette fin les ressources nécessaires, de permettre aux jeunes talents de participer à cette entreprise en leur apportant tout l’appui voulu, et de favoriser l’émergence d’idées et de propositions créatives.

Le pays a mis en train un ample processus de libéralisation économique mais il lui reste de nombreux obstacles à surmonter pour consolider son économie et rejoindre le cercle des nations développées. Dans le monde, un nombre croissant de pays connaissent un développement rapide grâce à l’adoption de modèles de développement novateurs et à l’exportation d’idées avant-gardistes, de savoir-faire particuliers et de technologies « intelligentes ».

Le Gouvernement met tout en œuvre pour faire tomber les barrières à l’investissement dans l’économie réelle et pour promouvoir des méthodes d’élaboration de projets radicalement différentes. À cette fin, à titre de mesure initiale, il a élaboré des programmes nationaux de développement et créé un fonds destiné à les financer.

Actuellement, alors que 51 % de la population du pays vit en milieu rural, la part de la production agricole dans le produit intérieur brut reste en deçà de 17 %, le taux de transformation de cette production étant quant à lui inférieur à 10 %. En conséquence, il est prévu de mettre en œuvre un programme complet de réforme du secteur agricole propre à assurer la sécurité alimentaire.

Des mesures cohérentes sont également prises dans le domaine de la santé. Aux fins d’une amélioration constante des conditions sanitaires, il a été proposé de s’adapter aux situations locales par l’adoption du concept de « médecine intelligente » et la mise en place d’un service centralisé d’information médicale, lesquels devraient permettre aux patients d’accéder facilement, dans les régions, à des soins de qualité dispensés en temps voulu et de bénéficier de services de détection précoce et de prévention à distance des maladies.

Dans l’ensemble, la mise en œuvre systématique des réformes entreprises à l’échelle nationale devrait concourir à la réalisation des objectifs fixés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, accroître le bien-être de la population et régler les problèmes socioéconomiques auxquels le pays fait face.

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Manager Ouzbekistan