Mesures prises par le Gouvernement ouzbek pour garantir la stabilité sociale et préserver la véritable essence et la nature même de la religion sacrée de l’islam

En Ouzbékistan, le renforcement du développement social et spirituel, qui permet d’instaurer un climat plus sain dans les familles, dans les makhallas (organes autonomes) et dans l’ensemble de la société, l’éducation des jeunes afin de préserver la qualité de la vie et la sérénité, ainsi que la pureté de l’islam, religion sacrée, acquièrent de plus en plus d’importance. Ces questions définissent à la fois le présent et l’avenir de l’Ouzbékistan, ainsi que le sort des générations actuelle et future.

Afin d’intensifier encore les progrès accomplis dans le pays, le Gouvernement a adopté une Stratégie d’action pour le développement ultérieur de la République d’Ouzbékistan pour la période 2017-2021, laquelleest en cours d’exécution.

Cette Stratégie concerne actuellement toutes les couches et tous les secteurs de la société ouzbèke. Elle revêt une importance particulière d’autant plus que 2017 a été déclarée « Année du dialogue avec le peuple et des intérêts de la population » en Ouzbékistan.

Des mesures concrètes ont été prises dans ce cadre, notamment l’organisation d’audiences publiques et virtuelles (sur internet) du Président de la République d’Ouzbékistan.

Rapidement, ces audiences sont devenues une véritable institution qui joue un rôle important au sein de la population ouzbèke, en permettant de répondre aux besoins et aux exigences des citoyens.

Depuis leur lancement, près de 890 000 citoyens dans tout le pays ont déposé des requêtes dont 93 % ont été étudiées et traitées. Les autres sont actuellement examinées par des spécialistes. Environ 80 à 90 % des requêtes déposées par les citoyens ouzbeks étaient justifiées et pertinentes.

La poursuite du dialogue avec la population et la prise en compte des intérêts de celle-ci sont devenues une priorité de l’action publique et il ne s’agit plus d’une simple campagne temporaire. Ces questions resteront toujours au centre de l’attention du Gouvernement ouzbek.

Le Bureau du Conseiller d’État auprès du Président en charge de la protection des droits des citoyens, qui supervise et coordonne le traitement des requêtesdes personnes physiques et morales est une autre institution importante créée à cet égard en Ouzbékistan.

Les responsables de ce Bureau organisent actuellement des séances de terrain au niveau local – en République du Karakalpakstan, dans les régions et dans la ville de Tachkent. Ils examinent, conjointement avec les représentants d’organismes locaux, les requêtes déposées par les citoyens et y donnent suite dans un cadre juridique.

Tous ces efforts et toutes ces réformes visent à préserver la paix et la tranquillité de l’Ouzbékistan, à améliorer le bien-être de la population et à éduquer les enfants pour qu’ils deviennent des personnes matures, saines et épanouies.

L’Ouzbékistan est un État multinational et multiconfessionnel. A l’heure actuelle, des représentants de plus de 130 nationalités et ethnies vivent dans le pays comme une seule et même famille, en harmonie et d’un commun accord. Il ne fait aucun doute que les traditions de tolérance et de magnanimité, qui caractérisent la population ouzbèke depuis des temps immémoriaux, jouent un rôle important à cet égard.

Le mausolée du Prophète Daniel, construit sous le règne d’Amir Temur à Samarkand, vénéré à la fois par les musulmans, les chrétiens et les juifs, en est la preuve historique.

Le peuple ouzbek protège ce site sacré depuis plusieurs siècles, en l’entretenant et en le respectant.

Cet exemple montre, à lui-seul, que la noblesse, la bienveillance et la magnanimité font la véritable essence du caractère et de la mentalité des Ouzbeks.

La constitution et la législation nationale de l’Ouzbékistan garantissent l’égalité des droits et des libertés de tous les citoyens, indépendamment de leur nationalité, de leur langue et de leur religion. Ces derniers jouissent pleinement du droit de préserver et de développer intégralement leurs propres cultures, coutumes et traditions.

L’une des orientations de la Stratégie d’action que le Gouvernement a adoptée en février dernier définit la plupart des mesures nécessaires pour promouvoir l’entente entre les différentes nationalités et la tolérance religieuse. Cent trente-huit centres culturels nationaux contribuent grandement à préserver les particularités ethniques et à harmoniser davantage les relations entre les différentes nationalités dans le pays. Une mesure visant à développer ces centres a été récemment prise afin de renforcer l’amitié culturelle avec les pays étrangers. Elle a débouché sur la création d’un comité des relations internationales et pour l’amitié avec les pays étrangers, dans le cadre du Centre culturel international républicain.

Depuis l’indépendance, la défense de la liberté de conscience est devenue une question prioritaire. Par exemple, des efforts importants ont été faits pour restaurer l’islam, les valeurs nationales, l’héritage et le patrimoine des grands saints ouzbeks, ainsi que pour mettre en valeur leurs sépultures.

Les informations ci-après constituent de bons exemples à des fins de comparaison. Alors qu’il n’y avait que 80 mosquées en Ouzbékistan avant l’indépendance, on en compte aujourd’hui pas moins de 2042.

Autrefois, seuls quelques Ouzbeks avaient la chance de pouvoir se rendre en pèlerinage dans les lieux saints de l’islam. Depuis l’indépendance, plus de 5 000 Ouzbeks accomplissent le hadj chaque année. Rien que cette année, 7 200 citoyens auront la possibilité de se rendre à la Mecque. De même, tout le monde peut étudier librement l’histoire de la religion et accéder aux écrits laissés par les grands érudits ouzbeks. Par exemple, Abu Muin Nasafiy, grand érudit et représentant renommé de la doctrine Moturidiya ayant vécu à Kashkadarya et étudié à Bukhara et à Samarkand, a écrit près de 15 ouvrages sur la connaissance du Kalam (la pureté de la foi islamique). Il y a de cela 1 000 ans, grâce à ses livres, il a aidé ceux qui s’étaient égarés à retrouver le chemin de la foi véritable.

Le Gouvernement ouzbek a entièrement restauré la demeure éternelle du grand spécialiste des hadiths , Isa Termiziy, située dans la région de Surkhandarya.

Le Gouvernement prévoit de construire un complexe sur le site du mausolée de notre ancêtre, Nasafiym, et de traduire et publier les écrits de ce grand érudit.

Il a déjà entamé des travaux similaires à Bukhara (où repose Bakhauddin Naqshband), à Tachkent (à la mosquée qui porte le nom de l’imam Termiziy) et au mausolée de Suzuk ota.

Les mesures nécessaires sont actuellement prises pour rehausser le prestige et le statut de la célèbre madrasa Mir Arab ,en améliorant ses équipements, en rénovant les anciens édifices de la localité et en réaménageant son environnement.

L’Ouzbékistan est considérée comme l’un des berceaux de la science et de la culture islamiques. Afin d’étudier de manière approfondie ce riche patrimoine historique, scientifique et spirituel du peuple ouzbek, de mieux le faire connaître au reste du monde et surtout de montrer, sans conteste, l’humanité de l’islam, le Gouvernement a décidé de créer un centre de la culture islamique en Ouzbékistan, qui sera construit à Tachkent, la capitale, et arborera la devise « l’éveil spirituel contre l’ignorance ».

Ce centre devrait être construit sur le site du célèbre Complexe Khastimom et il regrouperait de précieuses informations sur les grands érudits et penseurs musulmans, les célèbres poètes, écrivains, artistes et calligraphes qui sont nés sur le territoire ouzbek et qui ont apporté une contribution inoubliable au rayonnement d’une culture mondiale. Ce complexe comprendra également un musée et une bibliothèque riches en objets rares. C’est également sur ce site que seront menés les principaux travaux d’études et de recherche.

Les visiteurs pourront découvrir à la fois la vie et les activités de nombres de penseurs parmi les plus brillants du monde islamique. Par exemple, une partie de l’héritage inestimable d’individus vénérés et saints tels que l’imam Bukhariy, l’imam Termiziy, l’imam Moturidiy, Abu Muin Nasafiy, Najmiddin Kubro, Makhmud Zamakhshariy, Bakhouddin Nakshband, Khoja Akhror Valiy, d’érudits et de penseurs comme Muhammad Khorazmiy, Akhmad Farghoniy, Abu Raikhon Beruniy, Ibn Sino, Mirzo Ulughbek, Ali Kushchi, Alisher Navoi, Zakhiriddin Muhammad Bobur, d’artistes tels que Kamolliddin Bekhzod et Makhmud Muzakhkhib, des images des villes historiques qui les ont vus naître avec des descriptions de leurs activités seront montrées à l’occasion de rares expositions. La copie du Coran d’Othman apportée en terre ouzbèke par Sakhibkiran Amir Temur sera exposée au centre du musée.

Plusieurs fois au cours de l’histoire et à la suite de divers événements malheureux, beaucoup de manuscrits rares et d’archives sur l’histoire, la culture et la religion ouzbèkes ont été emportés à l’étranger. Ils sont présentement conservés dans des fondations, des musées, ainsi que dans des instituts scientifiques et des établissements d’enseignement étrangers. Ces rares objets d’art appartenant à l’histoire du pays sont considérés comme étant non seulement une richesse inestimable de la nation ouzbèke, mais aussi de grandes collections d’intérêt mondial.

Au cours des dernières années, des travaux ont été menés pour identifier les richesses culturelles de l’Ouzbékistan actuellement conservées dans des pays étrangers, les étudier et soutenir les efforts menés par le Gouvernement ouzbek afin de les rapatrier. Cette entreprise n’aboutira que si l’on parvient à mobiliser des ressources financières et organisationnelles suffisantes et à obtenir le concours d’experts dotés de solides compétences scientifiques sur la question.

Pour y parvenir, le Gouvernement ouzbek travaille en ce moment sur un projet de résolution visant à mettre sur pied un centre spécial au sein du Conseil des ministres. L’objectif de ce centre est de rassembler tous les manuscrits sur l’histoire, la culture et la religion ouzbèkes, de permettre à la population, en particulier les jeunes, d’y accéder et d’encourager les enfants à se montrer dignes de ce grand héritage.

Les initiatives menées à cet égard suscitent un vif intérêt aussi bien en Ouzbékistan qu’à l’étranger. De prestigieuses organisations internationales, les communautés islamiques, ainsi que des intellectuels de renom manifestent leur volonté de collaborer avec l’Ouzbékistan dans ce domaine.

Durant la réunion du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique, tenue en octobre 2016 à Tachkent (Ouzbékistan), il a été proposé de créer un centre d’études et de recherche international portant le nom de l’imam Bukhariy. Récemment, un mémorandum d’accord sur cette question a été signé par le Gouvernement de la République d’Ouzbékistan et la Banque islamique de développement. Le président de la Banque, Bandar Hajjar a appuyé cette initiative et a souligné que La BID était la banque de l’Ouzbékistan. On peut dire à juste titre que ces propos témoignent du profond respect de l’ensemble de l’Oumma (la communauté islamique) à l’égard de la terre natale de l’imam Bukhariy et de ses descendants.

Lors du sommet international organisé en Arabie saoudite, les dirigeants du monde musulman et le Président des États-Unis ont particulièrement insisté sur la nécessité de combatte l’ignorance en promouvant l’éveil spirituel et l’éducation.

Il convient de souligner que cette ambition est conforme à l’approche des questions religieuses adoptée par l’Ouzbékistan. Le Président des États-Unis, Donald Trump a, en particulier, mis en avant des propositions spécifiques et constructives à cet égard. La vision de l’Ouzbékistan est celle d’une région et d’un monde pacifiques, sûrs et prospères. Notre objectif est de mettre sur pied une coalition de nations ayant pour but commun d’éradiquer l’extrémisme. Mais selon le Président américain, les États ne peuvent vaincre ce mal que si les forces du bien sont unies et puissantes.

Le Gouvernement s’efforce de faire davantage de progrès en mobilisant toutes les forces et tous les moyens de l’État et de la société au service de cette cause. A l’heure actuelle, il n’y a pas un seul État ni une seule société dans le monde qui ne doive faire face à une situation périlleuse, une crise économique ou politique. L’humanité dans son ensemble est profondément préoccupée par le terrorisme international, l’extrémisme, le trafic de drogues, les conflits religieux, la migration illégale, la traite des êtres humains, les problèmes environnementaux, et l’aggravation de la misère économique, du chômage et de la pauvreté.

Face à cette situation extrêmement complexe et dangereuse, tous les pays doivent évaluer avec soin les approches à adopter, ainsi que les moyens de maintenir la paix et la tranquillité, et de réaliser le développement durable. Le Gouvernement prend actuellement toutes les mesures nécessaires pour empêcher les jeunes ouzbeks, notamment ceux qui travaillent à l’étranger, de basculer dans le terrorisme et l’extrémisme.

Avant tout, le Gouvernement accorde une attention particulière à l’amélioration de la coopération avec ses voisins. L’objectif n’est pas de rivaliser avec ces derniers mais plutôt de renforcer les liens de coopération et de résoudre ensemble les problèmes communs. C’est dans cette perspective que le Président de l’Ouzbékistan s’est rendu deux fois au Turkménistan et au Kazakhstan pour une courte visite. Les voyages qu’il a effectués en Fédération de Russie,en République populaire de Chine et en Arabie saoudite ont également été fructueux.

Lorsqu’il s’est rendu en Fédération de Russie, il a signé un accord important portant sur la migration de la main-d’œuvre. L’Ouzbékistan a une position claire sur cette question : quel que soit le lieu où se trouve une personne, elle a le droit de travailler, de subvenir aux besoins de sa famille et de ses enfants. Cependant, elle doit travailler honnêtement et gagner sa vie légalement. L’Ouzbékistan est prêt à créer toutes les conditions nécessaires à cet égard.

L’amélioration du climat social et moral, ainsi que des conditions de vie de la population, et la protection des jeunes contre l’influence des divers groupes religieux extrémistes sont actuellement considérés comme des priorités par le Gouvernement ouzbek. A cet égard, les autorités préconisent largement des initiatives visant à combattre l’ignorance par l’éveil spirituel.

Personne n’ignore ce qui se passe actuellement dans certains pays. Il est dit dans le Saint-Coran: « Ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction », et il serait bon d’en tirer des enseignements. L’insouciance et l’apathie n’apporteront que tragédie et malheur aux enfants, aux familles et au pays tout entier.

Nos grands ancêtres disaient : « Un enfant est un cadeau précieux pour ses parents, qui ont le devoir de le protéger soigneusement ». La vie d’aujourd’hui montre clairement la nécessité, pour nous tous, de préserver et de protéger véritablement les enfants et leur avenir.

Le Gouvernement a créé les postes d’adjoint au maire de districtet d’adjoint au chef du département de l’intérieur au niveau du district, afin de collaborer avec les jeunes.

Les autorités nationales s’efforcent d’éduquer les jeunes égarés et collaborent étroitement avec les fonds « Nuroniy » et « Mahalla », le Comité des femmes, le Mouvement public des jeunes « Kamolot », les forces de l’ordre et d’autres institutions compétentes, en tenant compte des points suivants en fonction de leur importance :

En premier lieu, l’étude des conditions de vie, de la situation socio-économique et des problèmes des personnes visées, et l’analyse détaillée des causes de leur radicalisation.

En deuxième lieu, l’organisation de sessions de formation à l’intention des comités des Makhallas, des inspecteurs chargés de la prévention, des imams-khatib et des agents de la force publiques concernés sur l’éducation religieuse, spirituelle, morale, en mettant l’accent sur les modes opératoires des groupes religieux extrémistes et des terroristes, ainsi que sur leurs buts et desseins égoïstes.

En troisième lieu, la conduite, par les adjoints aux maires en charge des affaires relatives aux jeunes, au public, aux organisations religieuses et de la question des femmes, de dialogues réguliers avec les populations et la collecte d’informations sur leur quotidien, leurs préoccupations et leurs problèmes.

En quatrième lieu, le renforcement des prérogatives des chefs des makhallas, des conseillers, des inspecteurs de district et des imams-khatib dans chaque makhalla.

En cinquième lieu, la collecte d’informations sur la moralité, le comportement, et en un mot, sur la conception qu’ont les jeunes d’un monde en mutation rapide.

En sixième lieu, mettre en place un contrôle public systématique en renforçant la société civile.

En Ouzbékistan, le Groupe de travail national dirigé par le Conseiller du Président pour la coopération avec les organisations sociales et religieuses prend actuellement, dans toutes les régions, les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes mis en avant dans les conclusions de l’examen de la situation sociale et spirituelle.

Dans presque toutes ses régions,l’Ouzbékistan a construit plusieurs monuments et centres scientifiques en mémoire des grands ancêtres et penseurs qui ont contribué de manière exceptionnelle à la prospérité de la région.

Les établissements scientifiques mis en place dans ces centres formeront des spécialistes dans certains domaines de l’islam. Le Gouvernement envisage de créer, par exemple, un centre d’études des hadiths au sein du Centre d’études et de recherche Imam Bukhariy, à Samarkand, un centre d’études du Kalam ,qui relèvera du Centre Imam Maturidy, une école de droit musulman, qui fera partie du Centre Marghinaniy à Ferghana, un centre d’études du Tassavvuf ,qui sera placé sous l’autorité du Centre Bakhauddin Naqshbandiy à Bukhara et un centre d’études de l’Aqida , qui relèvera du Centre Abu Nasafiy à Kashkadarya.

Ces établissements permettront de donner une bonne formation aux imams-khatib et aux experts en sciences islamiques, et surtout, d’élever les enfants ouzbeks dans la tradition de l’héritage inestimable des grands ancêtres et dans une foi solide.

Les mollahs, les imams et l’ensemble des travailleurs religieux œuvrant dans la foi et l’intégrité, ont sans doute un rôle exceptionnel et important à jouer en combattant par l’éveil spirituel les dangers qui se rapprochent des frontières de l’Ouzbékistan.

Inciter les jeunes à profiter des conditions favorables qui existent en Ouzbékistan pour entreprendre et créer leurs propres entreprises est également une bonne action encouragée par la religion musulmane.

Les efforts du Gouvernement s’accordent et sont en harmonie parfaite avec les bonnes actions prônées par l’islam.

En définitive, depuis l’indépendance, d’importants efforts ont été déployés pour consolider la souveraineté du pays sur tous les plans, et en particulier pour revitaliser l’islam, préserver sa pureté, promouvoir la tolérance religieuse et améliorer le climat d’entente et d’amitié qui règne entre les différentes ethnies au sein de la société.

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Manager Ouzbekistan