SUR LA POSITION DE LA RÉPUBLIQUE D’OUZBÉKISTAN EN MATIÈRE D’UTILISATION RAISONNABLE DES RESSOURCES EN EAU EN ASIE CENTRALE

L’utilisation raisonnable des ressources naturelles, tout d’abord, hydro-énergétiques, est l’un des problèmes sérieux dans la région de l’Asie centrale.

Les approches diverses dans la sphère de la gestion des ressources en eau empêchent le développement stable, engendrant des catastrophes écologiques et des situations conflictuelles. A titre d’exemple, on peut citer le dessèchement de la mer d’Aral qui a des conséquences tragiques non seulement pour l’Asie centrale, mais aussi pour tout l’espace Eurasiatique.

Le dessèchement de la mer d’Aral a perturbé la base de la vie dans le bassin d’Aral et a mené au manque d’eau d’irrigation et d’eau potable. Les tempêtes salines et poussiéreuses,  qui se forment aux surfaces nues de la mer, anéantissent les récoltes et la végétation. Le préjudice économique s’est étendu au secteur de la pêche et de la chasse et a réduit la productivité des pâturages et la fertilité des cultures agricoles.

Dans les interventions du Président de la République d’Ouzbékistan Islam Karimov lors des 48-ème et 50-ème sessions de l’Assemblée Générale de l’ONU il a été souligné que «La crise d’Aral – est l’une des plus grandes catastrophes écologiques et humanitaires dans l’histoire de l’humanité, mettant en péril la vie des dizaines de millions de personnes habitant le bassin de la Mer d’Aral».

Les ressources d’eau du bassin de la mer d’Aral sont constituées par les eaux de surface et souterraines renouvelables d’origine naturelle, ainsi que par des eaux de retours, accumulées provenant de l’activité économique. Toutes les ressources en eau de la région Asie centrale proviennent des bassins des rivières de Syr-Daria et de l’Amou-Daria.

En cas de changement du niveau des ressources en eau des rivières transfrontalières, les pays d’Asie Centrale où vivent plus de 50 millions de personnes courraient à une grande catastrophe écologique ainsi qu’aux problèmes de l’approvisionnement en eau pour la population.

La sécheresse aurait des conséquences néfastes pour la population et l’agriculture, notamment pour l’irrigation.

Les décisions ayant trait à l’utilisation de cours d’eau des rivières transfrontalières, y compris la construction des centrales hydro-énergétiques, ne doivent ni se traduire par un préjudice écologique ni léser les intérêts de la population des pays  limitrophes. En effet, pendant une longue période historique, leur utilisation était faite dans le cadre de la satisfaction des besoins vitaux des populations du cru et des Etats.

Les Conventions de l’ONU sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontalier du 25 février 1991, sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontalières et des lacs internationaux du 17 mars 1992, sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux du 21 mai 1997 obligent à considérer «l’assurance de l’utilisation des eaux transfrontalières d’une manière raisonnable et juste, tenant du compte de leur caractère transfrontalier au cours de la réalisation de l’activité, qui peut ou bien pourra avoir une influence transfrontalière».

En cas de dommage, toutes les mesures pour la liquidation ou la réduction de ce  préjudice doivent être prises, en cas de nécessité, il faut poser la question de la compensation.

Dans les décisions de l’ONU, il est souligné que «les Etats de cours d’eau coopèrent à la base de l’égalité souveraine, de l’intégrité territoriale, du profit mutuel et de la conscience».

Selon ces exigences fondamentales des conventions de l’ONU, les experts compétents internationaux doivent donner les garanties, selon lesquelles la construction des nouvelles centrales hydrotechniques dans la région n’aura pas les conséquences irréparables écologiques, et ne rompra pas la balance suite à l’utilisation des cours d’eau par tous les Etats, se trouvant dans le bassin de ces rivières.

Les études de faisabilité des nouvelles installations hydrauliques dans le bassin des rivières transfrontalières doivent subir l’expertise obligatoire objective de la part des organisations neutres internationales d’audit.

La Banque mondiale et la Banque asiatique du développement occupent aussi une pareille position principale. Et en Ouzbékistan on exprime l’espoir que la position de ces organisations financières respectables internationales servira comme un exemple pour les autres organisations et les Etats, ce qui permet de renforcer la sécurité socio-économique et la stabilité dans la région.

Les pays investisseurs, qui veulent participer à la réalisation des projets de la construction des nouvelles installations hydrauliques, ne doivent pas oublier la nécessité du respect de ces conditions.

Cette position n’est pas une prétention de la part de l’Ouzbékistan aux droits particuliers sur l’utilisation prioritaire des ressources en eau des rivières transfrontalières. La position de l’Ouzbékistan se fonde et correspond entièrement aux normes du droit international dans ce domaine.

Chaque pays a le droit à la réalisation des projets sur l’utilisation des ressources des rivières transfrontalières, y compris la construction hydraulique, à condition que cette construction soit soumise à une expertise indépendante écologique, technique et économique sur le principe de transparence pour toutes les parties intéressées.

En même temps il faut garantir deux conditions importantes:

  • Eviter la réduction du niveau des cours d’eau à l’égard des pays se situant au-dessous des cours des rivières.

 

  • La sécurité écologique de la région, qui reste inconstante, ne doit pas être dérogée.

 

Pour sa part l’Ouzbékistan continue à prendre les mesures successives visant à assurer la balance d’eau et l’équilibre énergétique dans la région, dans le but de la préservation de la paix et de la stabilité, du renforcement de la sécurité en Asie centrale.