Shark taronalari 2015 : les mélodies orientales charment le monde entier

Le 10e Festival international de musique « Shark taronalari » de Samarkand a démarré vendredi 28 août. Le grand concert d’ouverture du festival a eu lieu en plein air sur la place du Registan.
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La ville de Samarkand, ancienne et toujours jeune, s’est imprégnée de l’esprit des deux fêtes. La préparation au 24e anniversaire de l’indépendance nationale et au 10e festival international de musique « Shark taronalari » a changé entièrement la ville. Les drapeaux multicolores flottent dans les rues, larges et planes. La joie sur le visage des citadins et des invités de la ville témoigne de l’approche de la grande fête.
Ayant lieu tous les deux ans depuis 1997, le festival international de musique « Shark taronalari » (“Mélodies orientales”) sert de moyen exceptionnel au dialogue culturel des peuples divers.
L’après-midi du vendredi 28 aout, de nombreux hommes d’arts et amateurs, musiciens, critiques, journalistes locaux et étrangers se sont réunis tous à la place du Registan, à Samarkand, pour la grande soirée d’ouverture de la dixième édition du festival international. Les médersas majestueuses étaient encore plus belles que d’habitude, surtout au fond du coucher de soleil. Ce monument, un exemple unique de l’architecture nationale, ainsi que l’amphithéâtre érigée ici donnaient à l’évènement une humeur particulière et l’esprit de solennité. Les coupoles bleues chatoyaient à l’illumination des couleurs variées.
Les participants et les spectateurs ont accueilli avec applaudissements le président de la République d’Ouzbékistan Islam Karimov.
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Saluant les participants et les invités au festival, le chef de l’État a souligné le profond sens humanitaire, la philosophie riche et le rôle important du festival dans le renforcement de l’amitié entre peuples, le développement du dialogue culturel, la préservation des traditions de la musique classique et souhaité du succès au déroulement du festival.
Ensuite, le directeur général adjoint de l’UNESCO Éric Falt a pris parole. Il a évoqué le développement dynamique que maintient l’Ouzbékistan dans tous les domaines en gardant avec soin le patrimoine historique et spirituel.
La cérémonie d’ouverture du festival s’est accompagnée d’un grand concert. Les chansons classiques ouzbèkes et les danses enflammées ont fait du plaisir à tous les spectateurs.
Le festival, qui se tient sous l’égide de l’UNESCO, connaît son prestige croissant. L’intérêt des pays, des organisations internationales et des hommes d’art connus s’accroît d’année en année pour y participer. En est la preuve le nombre des participants qui augmente chaque année.  La première édition du festival, en 1997, avait réuni les représentants de 31 pays. Cette année, le nombre de pays participants a atteint à 66.
Le festival permet aux artistes l’occasion d’échanger des vues et d’expérience, sert à la découverte des nouveaux noms, au soutien des talents. Ce forum musical est en outre un facteur important de démonstration des arts et de la culture nationale au monde entier. C’est aussi un moment de faire connaître le développement du pays et son énorme potentiel touristique.
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Les participants au festival, outre une intervention sur la scène centrale de la place du Registan, présentent leurs programmes de concert dans les districts d’Akdaria, de Jomboy, de Samarkand et de Taylak. Des rendez-vous de créativité se tiennent dans le cadre du festival dans les jardins de repos, aux théâtres, aux centres de municipalités et dans les écoles de musique.
Les participants et les invités à cette fête de la musique visitent les monuments historiques exceptionnels de Samarkand, prennent connaissance du travail créateur réalisé depuis l’indépendance et des traditions nationales riches, se rendent heureux de l’hospitalité du peuple.
« Shark taronalari » est une manifestation de l’attention particulière qu’on attache dans le pays au développement de la musique et des arts. En effet, l’art musical est développé dans notre pays depuis des temps anciens. Par exemple, découvert dans le village de Muminobod, près de Samarkand, le nayfait en os (instrument de musique national) a quelque 3 300 ans. Le portrait des chanteurs et des musiciens que l’on connaît sur les fresques d’Afrosiyab ainsi que la doctrine philosophique et esthétique des ancêtres sur la musique témoignent de la haute culture musicale du peuple ouzbek.
Dans son « Grand livre sur la musique », Abu Nasr Farabi (al-Farabi) traite l’origine des sons, les règles de l’harmonie et les rythmes de mélodies. Abu Ali ibn Sina (Avicenne), dans son « Canon de la science médicale », écrit sur l’efficacité du traitement des maladies cardiaques et nerveuses avec la musique. Quant à Komil Khorezmi, ce dernier a inventé les notes de Khorezm.
À l’époque d’Amir Timour, l’art de la musique et de l’interprétation a connu son essor, comme les sphères diverses des sciences. Chanteurs et musiciens de pays différents se réunissaient à Samarkand pour présenter les chansons et les cultures de leurs peuples lors des soirées musicales.
Durant la période passée depuis l’indépendance nationale de l’Ouzbékistan, un énorme travail est effectué dans le pays en vue de l’étude approfondie et du développement continu de l’art musical national. Shashmaqom (musique traditionnelle vocale et instrumentale), Katta ashula (art du chant national), askiya (art de la plaisanterie) se sont inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO comme chefs-d’œuvre de la culture mondiale. Ont été érigés le Conservatoire d’État d’Ouzbékistan, dizaines de théâtres et de palais de la culture, collèges, lycées et dizaines d’écoles de la musique et des arts.
Dans le cadre du Programme national 2009-2014 d’amélioration de la base matérielle et technique et de l’activité des écoles de musique et d’art des enfants, 278 écoles de musique ont été construites et remises à l’usage. Elles sont munies de plus de 300 mille instruments de musique, 61 mille manuels, partitions de la classique nationale et mondiale.
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Manager Ouzbekistan