
Les présidents du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, du Kirgizistan, Sadyr Japarov, du Tadjikistan, Emomali Rahmon, du Turkménistan, Serdar Berdymoukhamedov, de Mongolie, Ukhnaagiin Khurelsukh, d’Arménie, Vahagn Khatchatourian, les Premiers ministres de Géorgie, Irakli Kobakhidze, et d’Azerbaïdjan, Ali Asadov, ainsi que de plusieurs dirigeants d’organisations internationales et régionales, y étaient également présents.

Le chef de l’État ouzbek a prononcé un discours à cette occasion. Dans son discours, il a félicité son homologue kazakh pour l’organisation réussie du sommet, et a salué son idée principale : « Vision commune de l’avenir résilient », qui réaffirme une profonde interdépendance des défis écologiques et l’importance de leur résolution conjointe.
En soulignant que la présente rencontre se considérait comme une suite logique du dialogue entamé l’année dernière lors du forum climatique de Samarkand, le président ouzbek s’est félicité de la montée de la diplomatie écologique en Asie centrale à un nouveau niveau, avec son caractère progressif et systématique.

Comme l’a réitéré le dirigeant ouzbek, il est actuellement impossible d’examiner les problèmes écologiques indépendamment des changements climatiques dans le monde.
« Les rythmes du réchauffement climatique continue de s’accélérer, et la température augmente deux fois plus vite en Asie centrale. Près d’un tiers des glaciers de la région ont disparu, on observe une déstabilisation du régime des précipitations, le déficit des ressources en eau s’aggrave. La dégradation a déjà couvert 80 millions d’hectares de terres », a déclaré le chef de l’État.

Il a exprimé son inquiétude face à l’affaiblissement de la solidarité écologique mondiale. Il a souligné l’importance d’assurer un accès rapide et équitable des pays en développement au financement climatique, aux technologies avancées et aux innovations.
Il a noté avec satisfaction que les États centre-asiatiques sont parvenus à élever les questions de protection environnementale au rang des priorités de la coopération régionale.
L’adoption d’un certain nombre de programmes régionaux stratégiques importants, qui visent à promouvoir un « agenda vert », une adaptation aux changements climatiques et la protection de l’environnement, en témoigne.

Le chef de l’État ouzbek a également abordé les mesures systémiques prises par l’Ouzbékistan pour renforcer la résilience écologique.
« Dans le cadre du projet « Yashil Makon » (« Espace vert »), environ un milliard d’arbres et d’arbrisseaux ont été plantés. Les plantations forestières s’étendent sur plus de 2 millions d’hectares sur le lit asséché de la mer d’Aral, et de nouvelles « ceintures vertes » sont en cours de création. C’est à notre initiative que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur la « Décennie pour le boisement et le reboisement », a souligné le dirigeant de l’Ouzbékistan.
Par la suite, le président d’Ouzbékistan a présenté une série d’initiatives concrètes pour relever les défis climatiques et écologiques dans la région.

Compte tenu de la dégradation de la qualité de l’air, il a proposé de fonder un consortium interétatique intitulé « Air pur d’Asie centrale », qui pourrait devenir un opérateur commun de financement vert destiné à moderniser l’industrie et à mettre en place des systèmes de dépollution des émissions.

Le président ouzbek s’est prononcé en faveur de l’octroi d’un statut régional au Centre de lutte contre la désertification, de prévention des sécheresses et de prévention précoce des tempêtes de sable et de poussière, établi auprès de l’Université verte de Tachkent (Green University).
Pour accélérer la transition technologique, il a initié de former un Corridor commercial vert d’Asie central, avec l’instauration de régimes douaniers préférentiels et la reconnaissance mutuelle des certificats pour les produits écologiques.

À la fin de son intervention, le dirigeant d’Ouzbékistan a invité tous les participants à participer à la 8e Assemblée du Fonds pour l’environnement mondial et au Forum mondial sur l’économie de l’eau, qui se tiendront cette année à Samarkand.
UzA